Passerelle formation

La vocation de Passerelle est d’insérer par le travail et à l’accès à la citoyenneté les publics en difficultés de Dordogne : la SCOP répond ainsi, au travers de l’économie sociale, aux besoins d’emploi en général et au marché local en particulier, très demandeur dans le secteur du bâtiment.

Date de création : janvier 2007 (transformation de l’association créée en 1999)
Créateurs : les salariés de l’association
Région : Sud Ouest Pyrénées
Statut juridique  : Scop
Nombre d’emplois créés  : 7

En 2005, l’association Passerelle, qui vie l’insertion dans les entreprises du bâtiment d’un public en difficulté et sans pré requis en terme de qualification (public ne pouvant pas accéder aux filières classiques), cherche à agrandir son domaine d’activité et à acquérir de nouveaux bâtiments dans lesquels elle pourrait effectuer ses formations (comportant une plateforme technique autorisant un apprentissage pratique) ; cependant, elle n’en a pas les moyens. Avec l’aval du conseil d’administration, qui accepte alors de « passer la main » aux salariés, l’association devient une SCOP, financée, entre autres, par les salariés eux-mêmes.

Le choix du statut de SCOP n’est pas anodin, car l’équipe, qui apporte une double compétence, tout d’abord technique (conducteurs de travaux) et ensuite pédagogique (professionnels en science de l’éducation), veut rester dans le champ de l’économie sociale. « Nous adhérons à des valeurs coopératives fondamentales : la prééminence de la personne humaine, la démocratie, la solidarité et le partage. »

L’intervention de la Fondation Macif permet donc à Passerelle de passer de la formation « papier », théorique, à une formation pratique, qui offre enfin aux jeunes stagiaires une véritable expérience qu’ils pourront valoriser auprès d’un futur employeur. « Toujours à la recherche de nouveaux supports pédagogiques, d’individualisation des parcours, Passerelle adapte ses formations au public, parfois analphabète ou illettré, qu’elle accompagne, notre mission étant de mener les participants au CAP ou à un niveau équivalent, l’essentiel étant de les faire embaucher de manière durable », explique Hervé Péré, directeur de l’association.

En général assez jeunes (la moitié à moins de 25 ans), sans diplôme, les stagiaires sont pour la plupart en grande difficulté financière, sociale et ont, pour certains, connu la prison.

Cette année, sur les quatorze stagiaires de Passerelle candidats au CAP, onze ont été reçus.

tests
 

testt

Version imprimable de cet article Imprimer cet article
Outre son domaine principal, la formation, Passerelle mène différentes actions :
- des activités de pré-qualification, permettant aux jeunes de mettre un pied dans l’entreprise ;
- des stages d’évaluation en situation de travail
o pour le compte de l’ANPE : l’entreprise peut ainsi s’assurer de la capacité du candidat à exercer l’emploi proposé avant l’embauche ;
o pour le compte du Conseil Général : au début expérimentale, cette activité est poussée plus avant avec une stratégie d’insertion.
- un chantier école au centre de détention de Mauzac où une action de restauration du patrimoine a été menée. Durant deux ans et demi, une partie des lieux d’accueil et de formation (sur 650 mètres carrés) a été entièrement réhabilitée, les détenus qui le désiraient ayant été formés aux différents corps de métiers. Aujourd’hui, un espace de formation a été créé à l’intérieur du centre qui permet d’amener les stagiaires au titre d’agent d’entretien du bâtiment (diplôme validé par l’AFPA de Périgueux).